Hauts talons et chapeau bas

Hauts talons et chapeau bas
Apparemment 15 minutes de marche sur des hauts talons en portant une valise ont suffi à me bousiller les pieds. Mais je me disais qu'il fallait bien que je m'entraine, parce que c'est ça être femme, c'est être agile, musclée et résistante à la douleur, pouvoir porter des sacs de course, des paniers à linge, des bébés, le tout en jupe ou dans des chaussures inconfortables, faire trois choses en même temps et toujours tenir le coup.

On
dit que c'est le sexe masculin le sexe fort, moi je n'en suis pas si sûre, parce qu'on ne leur demande pas ça, hein, de marcher sur des talons et de porter des bébés sur leur hanche tout en préparant des biberons... Enfin bon. Je ne trouve pas qu'il y ait un des deux sexes qui soit plus faible que l'autre, c'est ça que je veux dire. C'est qui, qui saigne tous les mois d'être femme? Les femmes!

Le samedi, à la messe, il y a une femme dont le fils a eu un cancer, à dix ans. Il y a aussi une femme qui est allée chercher deux petits garçons en Colombie et qui les a élevés comme si c'était ses fils. Il y en a une, son fils s'est drogué, a fait de la prison, et pendant un temps on lui a interdit tout contact avec lui. Et puis il y a une femme, son fils est tom de la fenêtre du deuxième ou troisme étage, à 5 ans.

A
lors dans cette église, entre les mains de Dieu, en pensant à ces femmes je me demande si j'en suis une. Ma voisine de gauche est veuve. Ma voisine de droite est veuve. Ma voisine d'en face est veuve.

Se marier et devenir maman, ce sont des risques, et je les prendrai peut-être un jour.

C
eci dit personne ne te demande de souffrir. Et si tu as envie d'être heureux(se), ce ne sont pas les souffrances ou les défis qui t'arrêteront. C'est toujours pareil : l'enjeu c'est faire la part des choses entre ce que tu ne choisis pas, et ce que tu peux choisir. On ne choisit pas le malheur, mais bien d'y faire face.

Mes
dames, hauts talons et chapeau bas.

NB : Certaines ont des fils dont l'histoire est plus courte à raconter, ou meurent avant leur mari ;-)
PS : Ma so
eur est enceinte d'un deuxième fils. Je croise les doigts.
Remarque :
je ne boite déjà plus.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 09:45

Un tour de carrousel

Un tour de carrousel
Faire communauté.

J'avais quasiment oublié ce que c'était. Pouvoir faire confiance, ne pas avoir d'âge, être libre dans ses choix, retrouver des visages connus, chanter d'une seule voix, échanger des sourires, écouter la parole de Dieu toujours si exigeante, rire, rentrer chez soi avec le coeur remis debout.

T
ous applaudir pour l'anniversaire de Joël. En se disant que c'est celui de Zoé aussi, mais Zoé est plus timide...

C
'est reparti pour un tour de carrousel. Ceux qu'on ne reverra plus beaucoup, ceux qu'on apprendra à connaitre. Et ceux qui tournent depuis longtemps, comme moi...
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# Posté le dimanche 07 septembre 2008 09:14

La bonne distance

La bonne distance
Ca commence bien.

E
nfin je ne devrais peut-être pas être ironique.

C'est peut-être vraiment bien que ça commence comme ça.
Je l
ui ai râ dessus. Pour presque rien. Sans qu'il le sache (bon ben maintenant il le saura).
Je
m'aperçois bien que c'est avec moi que je règle mes comptes. C'est à moi que j'en veux de ne pas savoir apprendre mes leçons.

Il ne
changera pas.
Il ser
a sans doute toujours quelqu'un pour qui j'ai tant d'affection que tout ce qu'il dit, ou ne dit pas, tout ce qu'il fait, ou ne fait pas m'affectera toujours dix fois plus que ce que peuvent dire ou faire les autres.

L
a difficulté, ce n'est pas l'amour ou l'amitié.
La
difficulté, c'est de trouver la bonne distance.
Est-ce qu'il la troue, lui ? Moi pas. J'ai encore trop souvent le sentiment de me tromper. J'aurais dû en dire plus. Envoyer moins de messages. Le toucher. Vivre comme sans penser à lui. Lui demander qu'on se voie plus longtemps. Non. Rien. Je ne sais pas. Pas encore trouvé.

Peut-
être juste accepter qu'il y aura toujours des moments où ça ne va pas, où il prend trop de place, où il n'en prend pas assez. Pas possible d'être attaché à quelqu'un sans parfois sentir la corde qui tressaute, qui tire, qui menace de rompre. On devrait pouvoir s'en foutre, puisqu'elle se renoue toujours un jour ou l'autre.

Je
ne sais jamais si j'ai raison ou tort d'être en colère. J'ai tellement l'impression que c'est moi qui lui donne le pouvoir de me faire souffrir.

Mais qu
el sens cela a-t-il de n'attendre rien d'un ami?
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# Posté le dimanche 31 août 2008 12:57

Des portes qu'on condamne

Peut-être que rien ne meurt jamais, qu'il n'y a que des portes qu'on condamne.

S
ur l'insistance - amicale :-) - de Marie-Astrid, je reprends ce blog... Ou peut-être que justement, je n'en reprends rien, je commence autre chose. Je ne sais pas. En ce moment de ma vie, je trie, je jette, je projette, je vais à l'essentiel, j'essaie du moins.
Que fau
t-il effacer de ce blog, quels articles conserver? Question à laquelle il est trop difficile de pondre. Alors je n'ai rien trié, j'ai tout gardé, mais pas tout relu.
Je
voudrais dire à Benoît : garde-toi bien de relire certains passages, toi aussi, car je ne les ai pas laissés dans le but de te faire mal. Je les ai laissés uniquement parce que j'étais incapable de faire le tri. Mais il faut prendre le passé pour ce qu'il est : du passé. On sait très bien ce qui a changé, depuis.

Je commence autre chose parce que
c'est un nouveau voyage, un nouveau projet : désormais celui qui était mon amoureux sera mon meilleur ami. Ca peut s'écrire aussi. Le parcours, j'ose l'espérer, sera moins chahuté. Tant mieux. J'ai encore mille choses à lui raconter. Ca suivra.

Un trou,
de quelques mois. Je ne le rebouche pas. Autant vous épargner les dernières violences. Et impossible de décrire, avec des mots qui lui rendraient justice, une réconciliation qui peut-être, d'ailleurs, est toujours en cours...

J'aurai peut-être moins de
temps à consacrer à ce blog, on verra bien. Le tout c'est d'être libéré.
Des portes qu'on condamne
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 13:12

Modifié le mercredi 20 août 2008 10:20

Devoir quitter ce qu'on aime

Devoir quitter ce qu'on aime
De retour de Paris un jour à l'avance.
Un jour pertur depuis avant le départ déjà.

U
n seul beau souvenir : les bords de la Marne. Que je n'étais pas du tout censée voir.

L'impression d'avoir eu un mauvais pressentiment dès le part. Je savais que ce voyage était foireux. Ce n'était pas juste parce que je n'aime pas les voyages.

Et puis l'autre girouette qui ne trouve pas meilleur moment que la semaine qui préde pour faire sa chute du toit trimestrielle.

Je
suis rentrée et je suis toujours stressée. Désorientée. Vidée.
Par
is ? Benoît ? L'amour ? Les trois ? Quelle est la cause ?
P
aris c'est fini. Ouf. Benoît c'est fini aussi (là c'est la réaction contraire, mais y a pas de transcription possible du son étranglé qui ne sort pas de ma gorge, juste cette phrase qui s'écrit en grand dans ma tête : I WANT TO DIE).

Si je survis c'est parce que je ne sais pas le croire.
Quelqu'un a mal comprendre.


Je retiens de Paris ces quelques minutes au bord de la Marne.
Et je retiens mes larmes.
Depuis quelques jours.
Je suis au bord des larmes.

C'est vraiment dur de devoir quitter ce qu'on aime.
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:18

Modifié le samedi 16 août 2008 06:06